Pendant des années, le discours sur les espaces de bureau à Montréal était sombre — tours vides, télétravail, entreprises qui rendaient leurs espaces. Si vous avez reporté une décision à cause de ce récit, ça vaut la peine d’y jeter un nouveau regard.
Pour la première fois en plus de six ans, le marché des bureaux à Montréal enchaîne quatre trimestres de croissance. Le terrain bouge, et si vous louez un espace de bureau dans le Grand Montréal — ou envisagez un déménagement — la direction compte plus que vous ne le pensez.
Ce billet décortique ce qui se passe vraiment dans le marché des bureaux au 2e trimestre 2026, et ce que ça signifie pour votre prochain bail ou achat.
Le taux d’inoccupation baisse au centre-ville
L’inoccupation des bureaux au centre-ville de Montréal a encore reculé au 2e trimestre 2026 — l’une des plus fortes améliorations parmi les grands marchés canadiens. Les entreprises choisissent des immeubles de qualité bien situés, et cette demande renouvelée fait baisser l’inoccupation de façon constante.
Ce n’est pas un soubresaut d’un seul trimestre. C’est une reprise large qui s’étend sur plusieurs trimestres dans les centres-villes du pays, et Montréal est près de la tête du peloton.
Les espaces sont absorbés, pas abandonnés
Montréal est l’un des trois seuls marchés au pays à absorber plus de 300 000 pi² de bureaux le trimestre dernier. En clair : les locataires retirent de l’espace du marché, ils n’en remettent pas.
C’est l’inverse du discours « tout le monde réduit » des dernières années — et un signe clair que la confiance revient sur le marché.
Le surplus de sous-location se résorbe
Vous vous souvenez du flot d’espaces en sous-location bon marché pendant la pandémie ? Il disparaît. À l’échelle nationale, la sous-location recule depuis douze trimestres consécutifs, et Montréal a mené le pays pour cette baisse le trimestre dernier.
Si votre plan était d’attendre une aubaine en sous-location, sachez-le : cette option flexible et abordable se raréfie rapidement.
On ne construit presque plus rien
Voici l’histoire discrète derrière les manchettes. La construction de bureaux au pays est à son plus bas en vingt ans. Depuis 2021, on convertit ou démolit les vieux immeubles plus vite qu’on en bâtit de nouveaux.
Moins d’offre neuve et une inoccupation en baisse pointent dans une seule direction : les beaux espaces disponibles aujourd’hui deviennent plus rares. Ce qui semble abondant maintenant pourrait ne plus l’être dans un an ou deux.
Ce que ça signifie pour vous
Si vous êtes locataire ou propriétaire-occupant, le rapport de force qui a défini les dernières années s’estompe lentement. Il n’a pas disparu — un locataire bien préparé peut encore négocier fermement — mais la tendance penche vers le propriétaire.
Bouger plus tôt, sur le bon espace, mérite réflexion. Quelques points à travailler avant de signer :
- Votre espace actuel est-il de la bonne taille pour la façon dont votre équipe travaille aujourd’hui ?
- Quel est le vrai coût d’attendre encore un an si les options de qualité continuent de fondre ?
- Négociez-vous l’entente complète — loyer, durée, améliorations et options — ou seulement le taux affiché ?
Conclusion
Le marché des bureaux de Montréal est au début de sa reprise, ce qui laisse de réelles occasions à ceux qui lisent bien la tendance. Les locataires et propriétaires qui s’en sortent gagnants ne seront pas ceux qui attendent que le marché touche le fond — ce seront ceux qui bougent sur le bon espace pendant qu’ils ont encore le rapport de force.
Si vous cherchez un espace de bureau ou commercial dans le Grand Montréal, parlons-en avant que vous signiez. Une courte conversation sur votre espace et vos objectifs pourrait vous faire économiser — et vous placer devant un marché qui se retourne tranquillement.
